Pavoiser pour la fête dans tout Saumur
Le maire a demandé aux Saumurois de mettre partout des petits et des grands oriflammes et drapeaux. Le résultat est au-delà de toute attente…
La reconstruction commence à Saumur
9 juin 1946 (fête de la Pentecôte). Ce jour est important car il marque le début officiel de la reconstruction : les ponts, les quartiers de la Gare, de la Croix-Verte, tout le quartier des Ponts, de l’île d’Offard à l’île de Millocheau réunies autour de sa nouvelle avenue, prochaine avenue du général de Gaulle, cinq fois plus large que l’ancienne rue Nationale.
Si dans un album, un tiroir ou un grenier vous avez connaissance de photographies de ce défilé fleuri 1946, merci de prendre contact avec la rédaction dans « Laissez un commentaire » ou sur la page Facebook « Saumur Mémoires de Fêtes ».
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Jean Mercier, le doyen sportif et artiste du Portail-Louis (1929 2022) / Témoignage recueilli par Mr Jean-Paul Mandegou (2010)
1946 et après…
“Le sentiment de liberté était indescriptible et les gens se pressaient pour découvrir les chars. Personne n’arrivait à comprendre comment, en si peu de temps et avec si peu de moyens, car il fallait des “bons matière” pour tout, on était parvenus à réaliser de pareilles merveilles. Le “V” du char de la Victoire reste devant mes yeux quand je repense à cette première édition. J’avais l’impression que les chars “fendaient”, littéralement, la foule et nous redoutions, à tous moments que quelqu’un se fasse écraser. D’ailleurs, quelques années plus tard, il a fallu mettre en place un service de sécurité et avoir recours aux policiers et gendarmes mobiles pour dégager la voie devant les chars, musiques et groupes costumés. Les foules étaient si denses qu’il semblait, souvent, impossible de franchir ces grappes humaines agglutinées dans les carrefours”.
Chorégraphies dessinées
“Mon père était installé comme coiffeur, Place de l’Arche Dorée, et j’y ai fait mon apprentissage. Quand les premiers Comités de quartiers se sont mis en place j’ai suivi le mouvement, tout naturellement. Avec les copains et les amis de mes parents, on s’est mis à construire, avec le quartier de Nantilly, le char du “P’tit Anjou”* qui fut, pour nous, le premier de cette nouvelle ère du Défilé Fleuri. Par la suite, c’est toujours en fonction de nos relations, de mes copains et de nos envies de faire la fête que nous avons évolué. Nous sommes donc partis retrouver l’équipe du quartier des “Moulins”. A l’époque, rien n’était construit du côté du Jardin des Plantes et dans les coteaux. Les maisons de la Rue des Moulins n’étaient pas très nombreuses non plus mais il y avait, dans ce quartier, une ambiance exceptionnelle. Nos réunions se déroulaient dans la maison Trudeau et on m’a sollicité, un jour, pour m’occuper de la mise en place des évolutions des groupes costumés. Je n’avais jamais envisagé une telle occupation et je me suis mis à dessiner, sur plan, des chorégraphies imaginaires en fonction des musiques auxquelles on avait songé.”
Des Moulins au Portail-Louis
“C’était très empirique comme méthode, mais, finalement, cela s’est révélé efficace. Quand on est passé à l’application, beaucoup furent très surpris du résultat, moi le premier. On avait, alors, la possibilité d’utiliser les vastes surfaces du Jardin des Plantes et les fleurs que nous utilisions pour décorer les chars étaient naturelles.
Notre premier char avait l’Alsace* pour thème et nous avons eu la chance de bénéficier des connaissances d’une habitante du quartier une réfugiée récemment venue d’Alsace. Elle nous a permis de découvrir son folklore dans lequel nous avons pioché allègrement. L’équipe était formidable, tous les jeunes participaient avec les parents, et tout se faisait dans la bonne humeur. La volonté d’oublier les moments difficiles était telle que chacun mettait facilement de côté tous les aspects négatifs. On se disait “compte tenu de ce que l’on a vécu, rien n’est grave” et c’était le prétexte pour partager les petits bonheurs du quotidien avec tous ceux et celles qui nous entouraient. Comme j’avais de plus en plus de relations et d’amis, j’ai participé, pendant un moment, à la fois à la vie du Comité des Moulins et à celui du Portail-Louis. Cela n’a duré que quelques années car le Comité des Moulins s’est arrêté et nous avons, alors, rejoint définitivement le quartier du Portail-Louis, compte tenu de l’implantation du salon de coiffure paternel”.
*Le char « La Libération de l’Alsace et de la Lorraine » et le char « Le Petit Anjou » sont deux chars de 1946, cf le programme ci-dessus. À leur construction par deux équipes – une de Nantilly, l’autre des Moulins – Jean Mercier a dû participer alternativement.
LIENS ->
- Aux Origines – Avant la Seconde Guerre mondiale
- La Guerre – La Reconstruction
- 1948 Défilé fleuri Les Chansons françaises
- 1949 Défilé fleuri Les Fables de la Fontaine
- 1949 Foire-exposition
- 1949 Le Carrousel
- 1950 Défilé fleuri Fleurs , Fruits et Vins
- 1951 Défilé fleuri L’Histoire de France
- 1962 Défilé fleuri Saumur et son Histoire
Document INA


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